Monday, December 26, 2011

Thoughts of the day #50/2011: Jacques Derrida, Feu la cendre (1)

Jacques Derrida (1930-2004)
(copyright owners of this picture, please read the p.s. at the bottom thanks!)

Today - I want to post again an excerpt from one of the most important french philosophers of our time: Jacques Derrida. Sadly he died in 2004. Because he is a french philosopher, the best gesture to honour him and his work is to cite him in his original language. This the first part about the problem of the secret - taken from his book "Feu la cendre" (1995).

Aujourd'hui, c'est encore une foi le temps pour presenter des pensées d'un philosophe français important. C'est Jacques Derrida. J'ai choisi une texte dans son bibliographie à la fois immense et admirable sur le problème du deuil - c'est dans son petit livre "Feu la cendre"(Des Femmes 1987):

"Mais l'urne de langage est si fragile. Elle s'effrite et tu souffles aussitôt dans une poussière de mots qui sont la cendre même. Et si tu la confies au papier c'est pour mieux t'enflammer mon enfant, tu te ravales aussitôt.

Non, ce n'est pas le tombeau dont il aurait rêvé pour qu'un travail de deuil, comme ils disent, y ait lieu de prendre son temps. Dans cette phrase je vois: le tombeau d'un tombeau, le monument d'une tombe impossible - interdite, comme la mémoire d'un cénotaphe, la patience refusée du deuil, refusée aussi lente décomposition abritée, située, logée, hospitalisée en toi pendant tu manges les morceaux (il n'a pas voulu manger le morceau mais il a dû).

Une incinération célèbre peut-être le rien du tout, sa destruction sans retour mais folle de son désir et de sa ruse (pour mieux tout garder mon enfant), l'affirmation disséminale à corps perdu mais aussi tout le contraire, le non catégorique au labour du deuil, un non de feu. Comment accepter de travailler pour monseigneur le deuil ? "

Thanks for reading my blog !
Have a nice day!
Stay tuned and expect the unexpected !

P.S. Dear copyright owner of the picture, please contact me, if you don't want to see your picture above in this context! Your picture will of course be instantly removed! Thank you. S.K.G. The passage is taken from: Jacques Derrida, Feu la cendre. Paris: Des Femmes 1987.